Une journée en Afrique

Kenya: handicapé, mendiant, mais surtout danseur
13:35 - 25/10/11 NAIROBI (AFP) - (AFP) -

Quand il n’est pas mendiant au bord de la route à Nairobi, Sylvester devient danseur et rejoint sur scène une troupe de danse contemporaine. Et peu importe alors qu’il soit privé de l’usage de ses jambes. “C’est comme si je filais un coup de pied à mon handicap ! Même si c’est la polio, je ne le vois plus comme quelque chose d’important, je n’y fais plus attention du tout”, s’enthousiasme-t-il. A 34 ans, Sylvester Barasa est une des figures emblématiques de la compagnie de danse contemporaine Pamoja (”Ensemble”, en swahili), qui réunit depuis cinq ans dans la capitale kényane danseurs valides et handicapés.

Deux jambes atrophiées, depuis la polio qui l’a frappé à l’âge de 10 ans, mais un buste et des épaules de déménageur, et une puissante présence scénique, qui rive l’attention pendant ses solos. Ce père de quatre enfants reconnaît vivre “dans un environnement très dur”. Une litote puisqu’il quitte le bidonville de Kayole, le matin, pour installer son fauteuil roulant au bord de Wayaki Way, la principale artère de la ville, et mendier dans le vacarme et la pollution d’une circulation incessante.

Il a suivi un ami à une répétition de Pamoja peu de temps après la création de la troupe. “J’étais intimidé, je craignais que les gens se moquent de moi, mais ils m’ont encouragé”. D’abord un atelier expérimental, Pamoja, fondé par la chorégraphe israélo-canadienne Miriam Rother, devient vite une compagnie produisant au moins un spectacle par an. “Je retire beaucoup de choses de la danse, je deviens plus souple. Je ne savais pas ce qu’était la danse contemporaine, mais j’ai compris que c’est quelque chose qui aide mon corps à se sentir bien”, explique Sylvester. “on se moque que vous n’ayez pas de jambe”

Treize danseurs composent la compagnie amateur, même si le spectacle donné ce mois-ci n’en mettait en scène que cinq. Les valides apportent leur technique de danseur, les invalides ne cherchent pas à cacher leur handicap mais le font danser, pour ainsi dire, poussant leur corps à ses limites pour participer aux ballets collectifs ou improviser des solos. Aucun ne paraît nourrir le moindre complexe. John Kihungi, 40 ans, qui déambule en s’aidant d’un interminable bâton, se décrit comme un “acrobate” et rappelle qu’il se produit à l’occasion devant les touristes des hôtels de la côte.

“Quand j’ai rejoint Pamoja, j’ai senti que j’étais arrivé au bon endroit”, explique-t-il. Dans les répétitions, “je donne de nouvelles idées aux danseurs, mes idées d’acrobate”, ajoute-t-il avec la même fierté réjouie dans les yeux. Sur scène, deux jeunes femmes qui s’aident d’une canne au quotidien entament un duo où leurs bras dessinent des arabesques avant de s’entremêler. “Notre credo, c’est qu’on se moque de savoir que vous n’ayez pas de jambe, que vous soyez paralysé depuis la taille ou amputé: qu’apportez-vous sur scène en tant que personnage ?”, explique le directeur de la compagnie, Joseph Kanyenje.

Il se dit impressionné par les progrès de ses danseurs, sur scène comme dans la vie quotidienne: “certains ont passé de bons entretiens pour des emplois, trois travaillent comme fonctionnaires, un autre comme réceptionniste dans un hôtel”. “Tout se passe dans la tête”, dit le patron de Pamoja, qui ajoute, en se glissant pour l’occasion dans la peau d’un de ses danseurs infirmes: “les gens me regardent parfois de haut, mais ce soir, c’est eux qui lèvent la tête pour me voir faire mon spectacle”.

 

 

Gratuité des soins en Afrique : promesses en l’air ou réalité ?

25/10/2011 à 12h:46 Par Malika Groga-Bada, Jeune Afrique

Dans sa livraison du 25 octobre, le bimestriel scientifique britannique “Health Policy and Planning” publie un rapport sur la gratuité des soins dans plusieurs parties du monde. Les pays africains, qui multiplient les initiatives en ce sens depuis quelques années, ne sont pas toujours bien préparés pour réussir ces réformes.

« L’objectif n’est pas de distribuer les bons et les mauvais points aux pays africains. Il s’agit de voir ce qui est fait, comment c’est fait et de quelle manière on peut améliorer les politiques existantes », explique Bruno Meessen, chercheur à l’Institut de médecine tropicale d’Anvers (IMT, Belgique) et coordonnateur du projet de publication « A journal on health in development », qui paraît le 25 octobre dans le bimestriel scientifique britannique Health Policy and Planning.

Dans ce supplément de 120 pages, des chercheurs des cinq continents ont réuni leurs observations sur les systèmes de santé de plusieurs régions du monde, ainsi que sur la mise en place progressive de la gratuité (souvent partielle) des soins. Malgré la faiblesse de leurs revenus, les pays du continent n’ont pas échappé pas à cette vague mondiale de réformes, mais les initiatives en restent parfois à de simples effets d’annonces. Les observations se sont concentrées sur huit pays : le Burundi, le Burkina Faso, le Ghana, le Liberia, le Mali, l’Ouganda, le Rwanda et le Sénégal.

« On a constaté que dans un pays comme le Burundi, où la gratuité des soins a été annoncée sans préparation, les autorités ont modifié tout le système de santé pour qu’il s’adapte aux besoins des populations et aux exigences de la gratuité, explique Bruno Meessen. Par contre, en Ouganda, où le pays a du mal à mobiliser les ressources financières nécessaires pour financer les soins, les populations payent et ça revient parfois plus cher ».

“Écoutez vos experts !”

Le rapport, même si ses auteurs s’en défendent, tire le signal d’alarme. Dans leurs travaux, les chercheurs constatent que les promesses sur la gratuité des soins de santé interviennent souvent en période de campagne ou de pré-campagne pour une élection présidentielle. Et bien qu’ils refusent de s’immiscer dans les débats politiciens, les scientifiques appellent à une meilleure prise en compte de l’avis des professionnels de santé, qui sont au contact des populations et plus à même d’en évaluer les besoins et de mettre en œuvre les moyens d’action pour leur venir en aide. « Les techniciens seraient d’un grand apport aux dirigeants pour préparer des mise en œuvres efficaces, assure Bruno Meessen. Si nous avons un message à faire passer aux politiques, c’est écoutez vos experts ! »

Sur la même lancée, l’IMT, en collaboration avec l’Unicef, le Fonds des Nations unies pour le développement (Fnuap) et les professionnels de santé d’une vingtaine de pays africains ont décidé de se retrouver à Bamako, du 17 au 19 novembre, pour réfléchir à ce qui constitue une bonne politique de gratuité des soins pour la mère et l’enfant.

 

 

Projets verts: chiche, disent les paysans africains mais quel financement?
11:29 - 25/10/11 JOHANNESBURG (AFP) - (AFP) -

Le mécanisme qui finance des projets verts dans les pays en développement pourrait être l’un des outils phares pour prolonger le protocole de Kyoto après 2012, mais les agriculteurs africains, concernés au premier chef, y accèdent difficilement. Les syndicats agricoles d’Afrique australe (Sacau) ont lancé un “appel à une simplification des mécanismes de financement”, dans une résolution destinée aux négociateurs de la prochaine conférence sur le climat du 28 novembre au 9 décembre 2011, à Durban en Afrique du Sud.

Ils visent “en particulier le mécanisme de développement propre” (MDP) qui permet aux pays industrialisés ou à leurs entreprises de financer des projets dits “propres”, selon la résolution dont l’AFP a consulté le projet. La Chine, l’Inde et le Brésil ont raflé l’essentiel des 3.000 projets financés depuis 2005 par ce mécanisme, qui permet d’acheter des droits d’émettre des gaz à effet de serre, responsables du réchauffement du climat, en échange par exemple d’un effort de reboisement ou de la valorisation énergétique de déchets.

Mais l’Afrique sub-saharienne participe à dose homéopathique à ce marché des crédits carbone selon l’Institut International de recherche sur l’Alimentation (IFPRI) à Washington qui chiffrait la dimension de ces projets en Afrique sud-saharienne à 1,4% en 2008. Quatorze projets sur 18 étaient financés en Afrique du Sud et, seulement six liés à l’agriculture, selon une brochure de la Sacau, éditée en 2009. Il y a eu peu d’évolution depuis, selon les responsables agricoles réunis récemment à Johannesburg par la Sacau pour préparer la conférence de Durban. On serait à 4% de projets financés en Afrique par le MDP, selon l’agence pour l’alimentation et l’agriculture de l’ONU (FAO). Savoir présenter les projets

Les questions ont fusé pour savoir comment accéder au marché carbone ou à la dizaine d’autres cagnottes comme le Fonds d’adaptation au changement climatique, qui a financé seulement deux projets africains en deux ans, l’un pour l’irrigation en Erythrée et l’autre contre l’érosion côtière au Sénégal. “Les petits paysans n’ont pas le savoir nécessaire pour présenter des projets”, a observé Mme Effatah Jele du syndicat des fermiers zambiens (ZNFU). “J’ai une exploitation laitière et ce que je voudrais savoir c’est comment nourrir mes bêtes pour qu’elles émettent moins de gaz”, dit-elle.

Les complications administratives et techniques rebutent les agriculteurs, pourtant prêts à s’adapter et qui déplorent déjà le changement climatique, avec des saisons de canne à sucre et des rendements sucriers en baisse à l’île Maurice, ou un calendrier des pluies erratique et des inondations plus fréquentes au Malawi et en Zambie. “C’est très compliqué, très long”, a reconnu la représentante de la FAO, Christina Seeberg-Elverfeldt, “mais possible”, selon elle: il faut “se regrouper et monter des projets concernant au moins 50.000 agriculteurs”.

La contrainte politique est perçue comme majeure. “Si le gouvernement n’est pas dans la boucle, ça semble très compliqué. Nos économies qui vivaient de l’agriculture deviennent des économies vivant de la politique, ça nous fait beaucoup de tort”, a déploré Felix Jumbe, président des fermiers malawites (FUM). “Pourquoi est-ce conçu de telle manière que cela coûte beaucoup d’argent” de monter un dossier, a interrogé Zanele Phiri, directrice du syndicat swazi (SNAU). “Si l’on regarde le Mozambique, nous sommes un pays petit et jeune, nous avons donc besoin de compensations”, a protesté Eugnelio Buquine (UNAC). “Mais qu’est-ce qu’on voit avec REDD+ (un fonds pour la reforestation) ? Ils coupent des arbres indigènes pour planter des pins et des eucalyptus”, relève-t-il.

 

 

Nigeria-USA-Commerce Le Nigeria reste le principal partenaire commercial des USA en Afrique sub-saharienne  

APA-Abuja (Nigeria)

Le Nigeria garde toujours son statut de principal partenaire commercial des Etats-Unis en Afrique au sud du Sahara, avec un volume d’échanges de près quelque 34 milliards de dollars en 2010, soit une hausse de 51% par rapport à l’année 2009. Selon les dernières notes publiées lundi par le Département d’Etat américain du Commerce sur le Nigeria, cette hausse du volume des échanges est essentiellement due à la reprise constatée des cours du pétrole brut sur le marché international.

Le Nigeria est le 5ème exportateur de pétrole vers les Etats-Unis et représente 8% des importations américaines de brut. Ces notes indiquent également que les produits américains exportés vers le Nigeria en 2010, notamment les céréales (blé et riz), les véhicules automobiles, les produits pétroliers et les machines, représentent plus de quatre milliards de dollars.

De même, ces notes indiquent que les importations américaines de produits en provenance du Nigeria représentaient plus de 30 milliards de dollars, essentiellement le pétrole brut, alors que le cacao, la bauxite et l’aluminium, le tabac et la cire, le caoutchouc et les graines ne représentaient en 2010 que 73 millions de dollars de ventes nigérianes aux Etats-Unis.

“Même si la balance commerciale est largement excédentaire en faveur du Nigeria, du fait de la facture pétrolière, une grande partie des exportations américaines vers le Nigeria entrerait frauduleusement dans le pays”, selon les mêmes notes du Département d’Etat. Le déficit commercial des Etats-Unis avec le Nigeria était de 26 milliards de dollars en 2010, alors que ce pays occupait la 13ème place parmi les partenaires commerciaux des USA en 2010. La publication des notes du Département d’Etat fixe le volume des investissements directs étrangers au Nigeria à 5,4 milliards de dollars en 2009, contre seulement 3,4 milliards de dollars en 2008.

MM/ad/fss/cat/APA  2011-10-25 14:29:57

 

 

Afrique-Assurance-Agriculture Lancement à Dakar de la première plateforme d’assurance récolte indicielle en Afrique francophone 

APA-Dakar (Sénégal)

La structure Planet Guarantee, société du groupe Planet Finance et Global index insurance facility (GIIF), un programme de la Société financière internationale (SFI) a procédé mardi à Dakar au lancement officiel de la première plateforme régionale de micro assurance agricole indicielle en Afrique de l’Ouest dénommée ‘’Assurance récolte Sahel’’.

”Cette initiative est la première de ce genre en Afrique francophone et constitue un résultat de recherche important dans cette zone comparativement à la zone non francophone qui bénéficie déjà de projets d’assurance indicielle’’, a déclaré lors de la cérémonie de lancement le chef du projet ‘’Assurance récolte Sahel’’, Mathieu Dubreuil

L’assurance indicielle est une assurance liée à un paramètre tels que la température, la pluie ou les rendements moyens des cultures. Les indemnisations ne dépendent pas d’une expertise du champ sinistré, mais du suivi de ce paramètre. Selon M. Dubreuil, l’objectif visé par le projet est notamment de réduire la fluctuation des revenus des agriculteurs et de lutter contre la dégradation de leurs conditions de vie. Un autre objectif recherché est de sécuriser les mécanismes de financement de l’agriculture et de concourir à la réduction de l’insécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest.

Selon M. Jérôme Gretegry de la SFI, cette initiative rentre dans les objectifs de la SFI dont le grand défi est de trouver les moyens d’aider les petits agriculteurs. Il est d’avis que les banques sont assez frileuses pour financer le secteur agricole en Afrique de l’Ouest. ‘’L’objectif de la SFI est de trouver un partenaire au niveau financier’’, a indiqué M. Gretegry.

A court terme (3 ans), le projet entend mettre en place des systèmes d’assurances paramétriques dans quatre pays de l’Afrique de l’Ouest (Sénégal, Mali, Burkina Faso, Bénin). ‘’Ce qui devrait permettre au mécanisme de couvrir au minimum 60.000 personnes d’ici 2015 et sensibiliser plus de 165.000 agriculteurs à l’assurance agricole’’, a affirmé M. Dubreuil. En dehors de ces quatre pays cibles, les initiateurs comptent toucher, au terme du projet (dans 5 ans), trois autres pays : la Côte d’Ivoire, le Niger et le Togo.

MS/cat/APA 2011-10-25 13:08:06

 

 

Sénégal-Football-Préparation Le Sénégal convoque 30 joueurs pour la préparation de la CAN 2012  

APA-Dakar (Sénégal)

L’entraîneur national du Sénégal, Amara Traoré, a rendu publique, jeudi à Dakar, une liste de 30 joueurs retenus pour disputer, les 11 et 15 novembre prochain, deux matchs amicaux internationaux entrant dans le cadre de la préparation de la phase finale de la 28ème Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football, prévue du 21 janvier au 12 février 2012 au Gabon et en Guinée équatoriale.

La plupart des joueurs retenus sont des habitués de la ‘’Tanière’’. La seule nouveauté est la première convocation d’Idrissa Gana Guèye. Le jeune lillois, formé à Diambars, était jusque-là membre de l’équipe olympique. A noter les retours du gardien de but Cheikh Tidiane Ndiaye (Rennes), du défenseur Kara Mbodj (Tronso, Norvège), du milieu de terrain Guirane Ndaw (Birmingham, Angleterre) et du milieu excentré Issiar Dia (Fenerbahce, Turquie). Ce dernier vient de purger une suspension de deux matches infligée par la CAF.

Le Sénégal sera en stage à Paris à partir du 7 novembre. Il est dans l’attente du tirage au sort de la phase finale de la CAN 2012 samedi prochain) Malabo (Guinée équatoriale) pour désigner ses sparring-partners pour les matches amicaux des 11 et 15 novembre prochain.

Voici la liste des 30 joueurs convoqués :

- Gardiens de but : Khadim Ndiaye (Linguère), Bouna Koudoul (New York Red Buls, USA), Pape Latyr Ndiaye (US Ouakam), Cheikh Tidiane Ndiaye (Rennes, France)

- Défenseurs : Lamine Gassama (Lyon, France), Lamine Sané (Bodeaux, France), Kader Mangane (Rennes, France), Jacques Faty (Sigasspor, Turquie), Souleymane Diawara (Marseille, France), Bayal Sall (Saint-Etienne, France), Kara Mbodj (Tronso, Norvège), Cheikh Mbengue (Toulouse, France), Armand Traoré (Queen Park Rangers, Angleterre)

- Milieux de terrain : Rémy Gomis (Valenciennes), Pape Kouly Diop (RC Santander, Espagne), Mohamed Diamé (Wigan, Angleterre), Nguirane Ndaw (Birmingham), Michael Tavarés (Hambourg, Allemagne), Makhtar Thioune (Molde, Norvège), Idrissa Gana Guèye (Lile, France), Issiar Dia (Fenerbahce, Turquie)

- Attaquants : Moussa Sow (Lille, France), Souleymane Camara (Montpellier), Ndiaye Dème Ndiaye (Arles Avignon, France), Diomansy Kamara (Eskusehirspor, Turquie), Papiss Demba Cissé (Fribourg, Allemagne), Mamadou Niang (Al Sadd, Quatar), Demba Bâ (Newcasttle, angleterre), Dame Ndoye (FC Copenhague, Danemark), Mame Biram Diouf (Manchester United, Angleterre).

BD/cat/APA 2011-10-25 13:15:17

 

 

Côte d’Ivoire : les “Magiciens” d’Alpha Blondy sont partout

25/10/2011 à 13h:12 Par Jeune Afrique

Le groupe de zouglou ivoirien Magic System participe à un projet de chanson pour la paix avec Alpha Blondy, Tiken Jah Fakoly et Ziggy Marley.

Établi à Paris depuis la crise postélectorale, le groupe de zouglou ivoirien Magic System vient d’enregistrer une chanson pour le quatrième volet de la compilation Raï n’B Fever 4 (sortie en décembre). Parallèlement, il participe à un projet de chanson pour la paix lancé par Alpha Blondy, avec le concours de deux autres rastamen: l’Ivoirien Tiken Jah Fakoly et le Jamaïcain Ziggy Marley. Entre deux sessions en studio, les quatre « Magiciens » multiplient les contacts avec les artistes ivoiriens pro-Gbagbo exilés en France, au Ghana et au Bénin. Objectif: les rassurer quant à leur sécurité et les convaincre de rentrer au pays.

 

 

Cameroun - Football Football - Cameroun : Denis Lavagne à la tête des Lions indomptables...

25/10/2011 à 14h:52 Par Alexis Billebault, Jeune Afrique

…une décision qui, selon nos informations, doit être validée par la Fecafoot ce mercredi. L’entraîneur du Cotonsport Garoua, le Français Denis Lavagne doit ainsi devenir le sélectionneur des Lions Indomptables du Cameroun en remplacement de l’Espagnol Javier Clemente.

Denis Lavagne sélectionneur des Lions indomptables du Cameroun ? Selon nos informations, ce n’est plus une hypothèse, c’est une certitude. Et Javier Clemente a beau être têtu et affirmer qu’il « reste en poste », sa situation est en passe d’être définitivement réglée. En fonction depuis août 2010 avec en poche un contrat de deux ans, l’ancien sélectionneur de l’Espagne et de la Serbie va recevoir une lettre de licenciement de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), où il lui est notamment reproché de ne pas avoir qualifié les Lions pour la CAN 2012 (21 janvier-12 février, au Gabon et en Guinée Équatoriale).

Avec Mpilé comme adjoint

Plusieurs noms avaient circulé pour lui succéder. Patrick Mboma, l’ancien buteur des Lions, a rapidement fait savoir qu’il « n’était au courant de rien et (qu’il) n’avait ni fait acte de candidature, ni été contacté ». Paulo Duarte, actuel sélectionneur du Burkina Faso, avait également fait l’objet d’une rumeur. Très tôt cité parmi les pistes les plus sérieuses, Lavagne (47 ans) a finalement été choisi.

L’actuel entraîneur du Cotonsport Garoua, contacté par jeuneafrique.com, n’a cependant rien voulu confirmer. « J’ai été auditionné par la Fecafoot la semaine dernière, cela s’est bien passé. La rumeur fait de moi le favori, mais je n’ai été informé de rien », a-t-il expliqué. Mais selon une source très proche de la Fédération camerounaise, Lavagne sera bien nommé dans les tous prochains jours, et il sera notamment assisté de Martin Ndtoungou Mpilé, le sélectionneur des moins de 20 ans et qui lui-même avait été pressenti pour succéder à Clemente.

Denis Lavagne, dont le contrat avec Garoua arrivait à son terme en juin 2012, touchera un salaire inférieur à celui que percevait Clemente (environ 35 000 euros mensuels). Sa nomination devrait être validée mercredi en fin de matinée, à l’issue d’une réunion au ministère des Sports à Yaoundé.

Trois matchs en novembre

Lavagne, qui a dirigé plusieurs centres de formation en France (Sedan), et à l’étranger (Qatar Sports Club au Qatar, Chengdu Blades en Chine, Difâa El Jadida au Maroc), était en poste à Garoua depuis 2009, après un premier passage en 2007-2008. Il dirigera le Cameroun pour la première fois à l’occasion de la LG Cup à Marrakech, durant laquelle les Lions affronteront le Soudan (11 novembre) et le Maroc (le 13), avant d’aller se mesurer à l’Algérie à Blida (le 15).

Garoua, qui s’est mis en quête de son successeur, a déjà reçu plusieurs CV, dont celui du Serbe Milutan Sredojevic, qui a quitté Al-Hilal Omdurman (Soudan) il y a quelques semaines.

 

Famine en Afrique: les Etats-Unis donnent 100 millions de dollars supplémentaires
10:58 - 25/10/11 WASHINGTON (AFP) - (AFP) -

La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a annoncé lundi que les Etats-Unis allaient donner 100 millions de dollars supplémentaires pour venir en aide aux millions de personnes qui souffrent de la famine dans la Corne de l’Afrique. Ces 100 millions s’ajoutent aux près de 650 millions de dollars que les Etats-Unis se sont déja engagés à verser pour lutter contre la famine et ses effets dans la Corne de l’Afrique.

“Je suis heureuse d’annoncer que nous allons débloquer 100 millions de dollars supplémentaires, essentiellement en nourriture, pour les régions touchées par la famine en Ethiopie, au Kenya et en Somalie”, a déclaré Mme Clinton dans une conférence sur la sécurité alimentaire organisée au département d’Etat à Washington. Les Etats-Unis avaient auparavant donné 647 millions de dollars à des ONG et au Programme alimentaire mondial, une agence de l’ONU. Selon l’ONU, des dizaines de milliers de personnes ont succombé à la famine dans la Corne de l’Afrique, où sévit la pire sécheresse depuis des décennies, et quelque 12 millions de personnes risquent de mourir de faim. L’épicentre de la crise se situe en Somalie, mais des régions du Kenya, d’Ouganda, d’Ethiopie et Djibouti sont aussi touchées.

 

 

Foot : Enquête au Zimbabwe sur des matches truqués
11:40 - 25/10/11 HARARE (AFP) - (AFP) -

La Fédération zimbabwéenne de football (Zifa) a nommé une commission d’enquête au sujet d’une affaire de matches présumés truqués impliquant la sélection nationale lors de tournées ces quatre dernières années, a rapporté la presse officielle mardi. ”Le conseil d’administration de la Zifa a décidé que nous allions mettre en place un comité de discipline indépendant ad hoc chargé d’auditionner les individus impliqués dans les matches truqués”, a indiqué Cuthbert Dube, son directeur général, cité par le quotidien gouvernemental The Herald.

“Le football ne peut pas être mis aux enchères par des criminels incorrigibles dans le but d’en tirer un sale profit” a-t-il dit. La commission d’enquête, composée de sept membres, sera présidée par un juge en retraite qui siégeait à la Cour suprême du pays. Elle comprendra aussi des juristes, un chef de la police en retraite et un ancien arbitre accrédité par la Fifa. Elle doit entendre au moins 80 joueurs, entraîneurs et officiels qui ont été mis en cause dans un rapport préliminaire de 162 pages établi par la Zifa sur trois ans de trucage de matchs, y compris une tournée en Asie en 2009.

“Soyez prévenus, vous qui truquez les matches locaux, vos jours sont comptés!”, a lancé M. Dube. Le président de la Fédération internationale de football (Fifa) Sepp Blatter et son directeur de la sécurité Chris Eaton se sont rendus au Zimbabwe ces derniers mois, prônant la “tolérance zéro”.

En 2009, la présidente de la Zifa Henrietta Rushwaya avait envoyé sans autorisation la sélection nationale en Asie pour disputer des matches amicaux faisant l’objet de paris, dont les résultats auraient été truqués d’avance. Elle avait en conséquence été démise de ses fonctions en octobre. Mme Rushwaya a été également reconnue coupable d’avoir garanti un prêt à la Commission des sports et des loisirs qui n’a pas pu être justifié et d’avoir permis au club de Monomotapa United de se rendre en Malaisie où il s’est fait passer pour la sélection nationale.

 

 

Côte d’Ivoire : commandant Losseni Fofana, un cobra dans les montagnes

25/10/2011 à 09h:26 Par Jeune Afrique

L’ex-comzone Losseni Fofana est le nouveau seigneur de l’ouest ivoirien. S’il a accepté de parler à jeuneafrique.com, c’est avant tout pour répondre aux accusations portées contre lui par plusieurs ONG, dont HRW, qui le soupçonnent d’être responsables de crimes de guerre pendant les violences posélectorales. Rencontre à Man avec “Cobra”, un homme qui préfère l’ombre à la lumière.

« Je n’ai jamais aimé apparaître dans les journaux », dit Losseni Fofana. De fait, l’ex-comzone de Man, Cobra de son nom de guerre, est longtemps resté l’un des plus discrets dirigeants des ex-FAFN (ex-rebelles), jusqu’à ce que l’histoire tumultueuse de la Côte d’Ivoire le place sous les feux de la rampe.

Mais du « lord of war », Fofana n’est pas exactement le portrait-robot. Ce dimanche, dans son bureau climatisé du peloton de la gendarmerie de Man, chef-lieu de la région des Dix-huit montagnes où il a établi son quartier général, il n’est entouré de deux proches, en civil. Lui-même porte un boubou malinké et s’est présenté seul à bord de son véhicule 4X4, sans gardes du corps lourdement armés, ni protocole.

Ce Dioula de Mankono (centre-nord du pays), ancien caporal de la Force d’intervention rapide para-commando (Firpac), avait fui la capitale économique ivoirenne en janvier 2001 (après le complot dit de la Mercedes noire). Pour échapper aux règlements de compte anti-Dioula de l’ère Gbagbo, il avait pris la direction de Ouagadougou avant de revenir pour participer au coup d’État manqué de 2002.

“On va manger Dioula !”

C’est dans son bureau de Man, où trônent deux cobras sculptés que le commandant Losseni Fofana a minutieusement préparé la bataille de l’ouest, où il règne désormais en maître. Ville après ville, village après village, ce proche de Chérif Ousmane (alias Guépard) a mis en déroute les combattants pro-Gbagbo qui avaient mis la région en coupe réglée depuis 2002.

Pour lui, la vraie guerre a commencé dans la nuit du 24 au 25 février dernier, quand des combattants pro-Gbagbo surexcités et chantant « on va libérer Man, on va installer Gbagbo, on va manger Dioula ! » ont attaqué les positions des ex-FAFN à Bounta (Danané, ouest montagneux). La conquête de l’ouest par ses troupes s’est achevée après la prise de Guiglo, intervenue juste après celle de Duékoué.

Plus de cinq mois après la fin des hostilités, Losseni Fofana s’est décidé à parler. Lui qui n’avait jusque-là accordé aucune interview à la presse, rejette catégoriquement les accusations de crimes de guerre portées contre lui par des organisations des droits de l’homme, en particulier par Human Rights Watch. « Les massacres de Duékoué n’étaient pas de notre fait. Là bas, chaque communauté avait son armée. C’étaient des règlements de compte entre communautés. Nous avons au contraire, mis un terme à cela », affirme-t-il.

Adepte de la boxe

Grand et svelte, calme et concis cet adepte de la boxe a le sentiment du devoir accompli. Et s’il ne veut pas être considéré comme un héros, « Cobra » refuse d’être traité de bourreau. « Mes hommes ont été formés pour faire la guerre, non pour tuer des civils. Depuis quatre ans, nous travaillons avec la Croix rouge sur le droit international humanitaire et les crimes de guerre », se défend-il.

À 37 ans, le plus jeune des comzones s’apprête à assumer sa nouvelle mission : celle de la Force spéciale (FS) créée par Alassane Ouattara, dont il est l’un des responsables. Celle-ci est chargée de combattre le grand banditisme. En attendant qu’elle soit opérationnelle, Cobra se rend régulièrement à Abidjan, où vivent son épouse et ses deux enfants. Pour lui, « la guerre est derrière nous, l’heure est au relèvement de la mère patrie ».

 

 

Côte d’Ivoire : 13 hommes dans le viseur de la justice internationale

25/10/2011 à 15h:51 Par Pascal Airault, Jeune Afrique

Dirigeants politiques, chefs militaires, patron de presse ou miliciens… Ils sont treize, pro-Gbagbo ou pro-Ouattara, accusés d’avoir commis, permis ou encouragé les pires atrocités tout au long de la crise postélectorale en Côte d’Ivoire. Treize hommes qui sont déjà dans le collimateur de la justice internationale.

Difficile de sortir indemne de la lecture du rapport de Human Rights Watch (HRW) sur la Côte d’Ivoire, rendu public le 6 octobre. Les rescapés de la crise postélectorale, qui s’est ouverte au soir du second tour de la présidentielle, le 28 novembre 2010, y témoignent d’exactions où l’horreur le dispute à la barbarie. Le document recense, au fil des pages, des bombardements contre des civils, des actes de torture, des exécutions sommaires et des viols, et fait le bilan macabre d’une guerre qui a provoqué la mort de plus de 3000 personnes.

Pour le rédiger, les enquêteurs de l’ONG américaine ont effectué six missions de terrain au cours desquelles ils ont recueilli les récits de plus de 500 victimes et rencontré des humanitaires, des diplomates et des journalistes. Au final, treize dirigeants militaires et politiques – officiellement toujours présumés innocents – sont épinglés. Sept appartiennent au camp du président déchu, et Laurent Gbagbo lui-même est montré du doigt. Responsables politiques, militaires, patron de presse ou chefs de milice… Ils sont soupçonnés d’avoir véhiculé la haine, d’avoir participé, orchestré ou couvert de graves exactions. Les cinq autres se sont battus pour installer Alassane Ouattara au pouvoir. Loin des conventions internationales sur la guerre, ils se sont laissés guider par un esprit de vengeance et sont, eux aussi, accusés d’actes odieux.

Ce rapport mâche le travail de la Cour pénale internationale (CPI), dont les magistrats enquêtent actuellement en Côte d’Ivoire avant de se décider à lancer des mandats d’arrêt internationaux contre les auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

Retour sur le parcours de ces hommes qui sont soupçonnés d’avoir commis ou permis l’indicible.

Autour de l’ex-président…

1Laurent Gbagbo, 66 ans, détenu à Korhogo

Parce qu’il s’est entêté, obstiné, parce qu’il a refusé le verdict des urnes, l’ancien président ivoirien est tenu pour le premier responsable des violences postélectorales. En tant que chef suprême des forces armées, il a couvert – si ce n’est encouragé – les crimes commis par ses hommes et par les miliciens qui lui étaient fidèles. À la résidence présidentielle d’Abidjan, où il s’était retranché, on a découvert un important stock d’armes lourdes, achetées pour la plupart alors que la Côte d’Ivoire était sous embargo onusien et utilisées à plusieurs reprises contre des civils. Arrêté le 11 avril par les forces pro-Ouattara, il est depuis détenu à Korhogo (Nord), et a déjà été inculpé de crimes économiques par la justice de son pays. Saisie par les autorités ivoiriennes, la CPI a également ouvert une enquête et pourrait le juger pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. À ses avocats qui viennent lui rendre visite, Gbagbo affirme toujours avoir remporté l’élection présidentielle et se dit victime d’un complot franco-burkinabè.

2 Charles Blé Goudé, 39 ans, en exil au Ghana

Surnommé le « général de la rue », le chef des Jeunes patriotes occupait le poste de ministre de la Jeunesse dans le gouvernement illégitime de Gilbert Marie Aké-N’Gbo. HRW lui reproche d’avoir prononcé des discours incitant à la haine raciale et à la violence. Le 25 février, dans une déclaration prononcée devant des centaines de personnes et largement diffusée, Charles Blé Goudé avait ainsi appelé ses partisans à ériger des barrages dans les quartiers et à dénoncer les étrangers. Dans la foulée, les crimes perpétrés sur une base partisane, ethnique ou religieuse se sont multipliés. Signalé au Bénin et en Gambie, Blé Goudé se trouverait aujourd’hui au Ghana. Lors de ses sorties médiatiques, il accuse le nouveau régime « d’installer son pouvoir dans la terreur » et se dit prêt à répondre à la justice… à condition qu’Alassane Ouattara et son Premier ministre, Guillaume Soro, fassent de même. Le 1er juillet, le procureur ivoirien de la République, Simplice Koffi Kouadio, a lancé un mandat d’arrêt international à son encontre.

3 Philippe Mangou, 59 ans, Abidjan

En tant que chef d’état-major, c’est lui qui dirigeait l’armée ivoirienne, même si, dans les faits, plusieurs unités aux méthodes brutales et expéditives échappaient à son contrôle. C’était le cas du Centre de commandement des opérations de sécurité (Cecos), de la Garde républicaine et des fusiliers marins. Le général Mangou a participé, le 21 février à Abidjan, à une réunion publique au côté de Blé Goudé. En réponse aux jeunes qui réclamaient des kalachnikovs, il aurait promis que l’armée prendrait « tout le monde, sans tenir compte ni du diplôme ni de l’âge », ajoutant: « Nous vous convoquerons au moment opportun pour le combat. » Le lendemain de la chute de Gbagbo, Mangou a fait allégeance au nouveau président qui l’a maintenu à son poste avant de le remplacer, le 7 juillet, par le général Soumaïla Bakayoko. Il pourrait être nommé ambassadeur au Gabon.

4 Bruno Dogbo Blé, 59 ans, incarcéré à Korhogo

L’ancien commandant de la Garde républicaine est impliqué dans plusieurs cas de disparitions forcées, dans la répression brutale de manifestations pro-Ouattara et dans la persécution d’immigrés ouest-africains. Bruno Dogbo Blé est également soupçonné d’avoir orchestré l’enlèvement et l’assassinat des Français Stéphane Frantz di Rippel, patron du Novotel d’Abidjan, et Yves Lambelin, ex-directeur général de Sifca, et des collaborateurs de ce dernier. Dénoncé par l’une de ses maîtresses, il a été arrêté le 15 avril dans sa garçonnière du quartier du Plateau à Abidjan. Il est aujourd’hui détenu dans un camp militaire de Korhogo et a été inculpé, le 11 août, pour son rôle dans certains crimes de sang. Il pourrait être transféré à la CPI.

5 Guiai Bi Poin, 59 ans, détenu à Abidjan

Originaire de l’ouest du pays, formé dans les meilleures écoles américaines et françaises, il était à la tête du Cecos, redoutable unité composée de 800 gendarmes, policiers et militaires. Surentraînés, suréquipés, ses hommes seraient responsables de la disparition de dizaines de personnes. Ils sont également accusés d’avoir commis des crimes sexuels, réprimé des manifestations dans le sang et tiré à l’arme lourde sur des civils. Le Cecos a été l’une des dernières forces fidèles à Gbagbo et s’est battu jusqu’à la chute de l’ex-président, début avril. Le général Bi Poin a été entendu par un procureur militaire, le 13 mai, et remis en liberté provisoire. Il a pris part, le 22 juin, à un rassemblement d’officiers chargés de désigner les têtes de la nouvelle armée… avant d’être arrêté, le 20 août. Cinq jours plus tard, il était inculpé pour crimes économiques et placé en détention préventive à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca).

6 « Bob Marley », en prison à Monrovia

En 2002 et 2003 déjà, ce chef d’une milice libérienne avait pris fait et cause pour Laurent Gbagbo, et s’était battu pour lui. Arrêté au Liberia en mai 2011, « Bob Marley » se servait du village de Ziglo, situé dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, comme d’une base arrière. C’est là qu’il recrutait et entraînait des mercenaires libériens. HRW l’accuse d’être impliqué dans les massacres de Bloléquin et de Bédi-Goazon, perpétrés en mars, et d’être responsable de la mort d’au moins 120 personnes. D’après les témoignages recueillis par l’ONG, il a fait exécuter des immigrés ouest-africains et des ressortissants du Nord, dont des femmes et des enfants. Il est actuellement détenu à Monrovia où il doit être inculpé pour « mercenarisme ».

7 Pierre Brou Amessan, en exil à Accra

Ancien directeur général de la Radio Télévision ivoirienne (RTI), Pierre Brou Amessan a supervisé des émissions qui incitaient à la violence contre les partisans d’Alassane Ouattara et les étrangers, appelant les « vrais Ivoiriens » à les « dénoncer » et à « nettoyer » le pays. La chaîne publique a également encouragé l’attaque de personnels et de véhicules des Nations unies.

8 Denis Maho Glofieï, 56 ans, Abidjan

Chef suprême du peuple wé, troisième adjoint au maire de la ville de Guiglo, Denis Maho Glofieï a créé le Front de libération du Grand-Ouest (FLGO) pour repousser l’offensive rebelle, après la tentative de coup d’État du 19 septembre 2002. Avant la crise postélectorale, il avait fédéré les différents groupes de libération patriotiques au sein des Forces de résistance du Grand-Ouest (FRGO, dont il assurait la présidence). Il revendiquait 25000 hommes, nourris à l’idéologie identitaire, et comptait de nombreux sous-chefs aux surnoms évocateurs: Colombo, Bob Marley, Le Vieux…

Il est accusé d’avoir orchestré les représailles contre les Baoulés, les Malinkés et les étrangers. Ses milices auraient aussi participé à des massacres dans l’ouest du pays et à Abidjan, où il a été aperçu lors des derniers mois de la crise, souvent en compagnie de Charles Blé Goudé. Maho aurait fui le quartier de Yopougon (Abidjan) avant l’arrivée des forces pro-Ouattara. Selon nos informations, il serait maintenant de retour dans la capitale économique ivoirienne et collaborerait discrètement avec le nouveau pouvoir pour démanteler sa branche armée.

… et dans le camp d’Alassane Ouattara

9 Eddie Médi, en poste à Danané

Ancien commandant du secteur de Danané, Eddie Médi a dirigé l’offensive militaire menée en février et mars de Zouan-Hounien à Guiglo, dans l’Ouest. Selon HRW, ses hommes ont assassiné de nombreuses personnes, violé au moins vingt femmes et réduit plus de dix villages en cendres. Ils ont commis leurs exactions après avoir pris le contrôle de la région, notamment lors des opérations de « nettoyage » menées depuis la base de Bloléquin. En septembre 2002, Eddie Médi faisait déjà partie des chefs du Mouvement pour la justice et la paix (MJP), l’un des groupes rebelles qui ont donné naissance aux Forces nouvelles (FN). Aujourd’hui, ce redoutable chef militaire est toujours commandant des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI).

10 Losseni Fofana, Abidjan

« L’Intrépide Loss », comme aiment à l’appeler ses soldats, est l’un des hommes forts de l’ex-rébellion. Il a conquis l’Ouest ivoirien infesté de miliciens pro-Gbagbo et de mercenaires libériens. Ancien chef militaire de la zone Man, il était le supérieur du capitaine Eddie Médi. Les soldats sous son commandement ont pris le contrôle de Duékoué le 29 mars au matin. Ils sont soupçonnés d’avoir participé au massacre de centaines de personnes dans le quartier Carrefour. Loss a été nommé en août vice-commandant des Forces spéciales, corps d’élite de la nouvelle armée.

11 Chérif Ousmane, Abidjan

Ex-chef rebelle charismatique, patron des bérets verts de la redoutable compagnie Guépard devenu commandant de zone de la IIIe région militaire de Bouaké, le commandant Chérif Ousmane a participé à l’assaut final sur Abidjan. Ses hommes ont notamment conquis Yopougon, le principal fief des partisans de Gbagbo, au prix d’exécutions sommaires. Selon HWR, il aurait ordonné la mort de vingt-neuf prisonniers début mai. Un rapport de l’agence de presse des Nations unies, l’Irin, publié en 2004, le soupçonne d’avoir supervisé des forces impliquées dans l’assassinat de mercenaires libériens et sierra-léonais. Alassane Ouattara l’a promu, le 3 août 2011, numéro deux du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR).

12 Ousmane Coulibaly, Abidjan

C’est sous le pseudonyme de Ben Laden qu’il s’est fait connaître, mais c’est maintenant Ben le sage qu’il se fait appeler. Ousmane Coulibaly a longtemps commandé les FN à Odienné. Lors de la bataille finale d’Abidjan, il a dirigé des éléments, basés à Yopougon, accusés d’être impliqués dans des meurtres, des actes de torture et des détentions arbitraires. En 2003, il commandait le MJP dans la ville de Man. Il entretenait alors des liens avec l’ancien président libérien, Charles Taylor, et avec ses miliciens. Ayant rejoint les Forces spéciales en août, il assure la sécurité dans le quartier de Yopougon.

13 Amadé Ouérémi, dans la région du mont Péko

Le Burkinabè Amadé Ouérémi dirige un groupe de miliciens burkinabè dans la région du mont Péko, à l’extrême ouest du pays. Lui et ses hommes sont soupçonnés d’être les principaux auteurs du massacre de Duékoué, commis fin mars. Ils combattaient alors aux côtés des FRCI. L’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) a récupéré des armes et munitions auprès de 90 membres de cette milice, le 10 août dernier. Une toute petite partie de leur arsenal.

 

 

Commerce avec les USA: Obama réhabilite Côte d’Ivoire, Guinée et Niger
21:18 - 25/10/11 WASHINGTON (AFP) - (AFP) -

Le président Barack Obama a rendu à la Côte d’Ivoire, à la Guinée et au Niger leur statut de partenaire commercial privilégié des Etats-Unis, récompensant les progrès démocratiques récemment effectués dans ces pays africains, a annoncé mardi la Maison Blanche. M. Obama a pris cette décision à l’occasion de la révision annuelle de la liste du programme Agoa (Africa Growth and Opportunity Act), imposée par la loi et qui prend en considération les avancées ou les reculs démocratiques des pays africains concernés.

“Aujourd’hui, le président a signé un décret restaurant les privilèges commerciaux et d’autres bénéfices de la Côte d’Ivoire, de la Guinée et du Niger au titre de l’Agoa”, a indiqué le porte-parole du Conseil de sécurité nationale américain, Tommy Vietor.

“Chacun de ces pays avait auparavant perdu son éligibilité aux bénéfices de l’Agoa en raison de changements non-démocratiques dans leur gouvernement. En 2010, ces trois pays ont organisé des élections présidentielles qui ont été considérées comme libres et justes”, a ajouté M. Vietor dans un communiqué. La version actuelle de l’Agoa a été instaurée par le Congrès américain en 2000. Ce programme établit jusqu’en 2015 une coopération économique et commerciale avec le continent africain. Il facilite les exportations africaines vers les Etats-Unis pour soutenir le développement économique, mais aussi les réformes en Afrique subsaharienne.

La Côte d’Ivoire, en proie à des violences politiques, avait perdu son statut au titre de l’Agoa en janvier 2005, sur décision du président George W. Bush. Alassane Ouattara, élu fin 2010, a pris ses fonctions de président du pays en avril dernier, après quatre mois de crise politique ayant pris fin avec la capture du dirigeant sortant Laurent Gbagbo qui refusait de reconnaître les résultats de l’élection. M. Obama avait pénalisé le Niger et la Guinée depuis janvier 2010, en réaction au refus du président nigérien Mamadou Tandja de remettre son mandat en jeu, et à un putsch à Conakry. Le statut retrouvé de ces trois pays prend effet immédiatement et restera valable au moins jusqu’à fin 2012, selon la présidence américaine.

M. Obama avait reçu fin juillet à la Maison Blanche M. Ouattara, ainsi que ses homologues guinéen Alpha Condé et nigérien Mahamadou Issoufou. Le dirigeant américain avait salué le fait qu’ils avaient été portés au pouvoir après des consultations transparentes et démocratiques.

“Grâce à leur détermination et à celle des gens qui veulent vivre dans des sociétés libres et démocratiques, ils sont arrivés au pouvoir en étant soutenus par la volonté légitime de leurs peuples, et en tant que tels, ils peuvent servir de modèle au continent tout entier”, avait jugé le président américain. “J’ai insisté sur le fait que les Etats-Unis avaient été et continueraient d’être des partenaires inconditionnels de (ces pays) dans ce processus de démocratisation et de développement”, avait-il aussi promis.

“Ces dirigeants sont engagés à faire en sorte que dans 50 ans, ils pourront dire qu’ils ont aidé à renverser la tendance dans leurs pays, ils ont aidé à établir des pratiques démocratiques fortes, ils ont aidé à la prospérité économique et à la sécurité, et nous voulons que vous sachiez que les Etats-Unis seront à vos côtés à chaque étape”, avait en outre assuré le président. M. Obama avait privé la République démocratique du Congo (RDC) de son statut privilégié dans le cadre de l’Agoa pour 2011, sanctionnant le mauvais bilan de Kinshasa en matière de droits de l’homme. Un an plus tôt, outre la Guinée et le Niger, il avait puni Madagascar mais réhabilité la Mauritanie.

 

 

RDCongo : le mystère de l’Antonov 12

25/10/2011 à 17h:48 Par Jeune Afrique

C’est une affaire comme la RDC en a le secret. Un avion Antonov de fabrication russe se volatilise, avec à son bord des passagers et une cargaison de minerais. Plusieurs années après les faits, toujours pas la moindre piste…

Quatre ans après, le Réseau national des ONG des droits de l’homme de la République démocratique du Congo (Renadhoc, RDC) relance l’enquête. Le 29 septembre 2007, un Antonov 12 immatriculé 9Q-CZB appartenant à la compagnie russe King-Transavia Inc. et loué par la société Business and Cargo Company (son patron serait un général de l’armée congolaise) quitte l’aéroport de Kisangani (nord-est de la RDC) pour Goma (est). À son bord, sept passagers congolais, plus les membres de l’équipage (quatre Russes et deux Congolais). Dans ses soutes, une importante quantité de minerais. L’avion n’est jamais arrivé à destination, bien qu’aucun accident n’ait été signalé ce jour-là. Pour le Renadhoc, l’Antonov a atterri à Khartoum, au Soudan. Certains passagers seraient retenus par les services soudanais, et d’autres, bien que libres, ne seraient pas autorisés à quitter le Soudan.

 

 

Burkina-Société-Divers Burkina : Les commerçants de Rood woko en croisade contre l’ Eglise universelle du royaume de Dieu 

APA-Ouagadougou(Burkina Faso)

Rien ne va plus entre les commerçants de Rood Woko, le marché central de Ouagadougou et les dirigeants de l’Eglise universelle du royaume de Dieu dont les activités religieuses troubleraient la quiétude des tenanciers d’échoppes, a constaté APA.

Depuis son implantation à proximité des boutiques du marché Rood Woko, l’Eglise universelle du royaume de Dieu, fait l’objet de vives critiques de la part des commerçants qui sont à couteux tirés avec le pasteur Issiaka Karaboué, guide spirituel de la chapelle. Mardi, les occupants du marché central ont bruyamment manifesté, dénonçant leur convocation à la gendarmerie par le pasteur Karaboué. « C’est la deuxième fois que nous sommes convoqués par monsieur Karaboué » raconte, dépité, Zakaria Sawadogo, commerçant installé à quelques mètres de l’église.

El Hadj Sankara Ousséni, un autre commerçant, peste : « Je ne comprends pas pourquoi ils (les fidèles) ont occupé la zone commerciale pour déranger les riverains avec le son de leurs amplificateurs et leurs vacarmes ». « Les gens doivent comprendre que ce n’est pas un problème de religion, nous voulons tout simplement que les bruits de l’église prennent fin dans la zone commerciale » explique-t-il.

Plusieurs protestataires ont dénoncé le « silence » des autorités communales, qui ont été avisées « à maintes reprises ». Pour sa part, le pasteur Karaboué, rétorque que la grogne des commerçants « n’a rien à voir avec la sonorisation »  «Des jeunes commerçants ont menacé de brûler mon église. Autant de menaces qui justifient ma plainte à la gendarmerie. J’ai privilégié une solution à l’amiable en diminuant le nombre d’amplificateurs de mon église » justifie-t-il.

Selon le pasteur, sur les six baffles qui fonctionnaient dans l’église, seulement quatre sont en fonction en raison de la plainte des commerçants. « De plus, nos cultes ont lieu à partir de 19 heures, donc des moments où les commerçants ont déjà fermés leurs boutiques », explique-t-il. Un pactole de 40 millions FCFA aura servi à l’acquisition de l’église qui « dispose de tous les papiers en règle, selon le pasteur Karaboué, lequel « n’entend point céder ».

ALK/ds/APA 2011-10-25 21:29:09

 

 

 

 

 

 

 

 

Les troubles de l’euro : réévaluer ou dévaluer le franc CFA ?

Les Afriques, 25/10/2011 Francis Konan

Aujourd’hui la situation du franc CFA est bien différente de celle qui prévalait lors de la dévaluation de 1994. Si l’on devait actuellement réévaluer la parité de l’euro et du CFA, celui-ci pourrait s’échanger à 550 au lieu de 695. Analyse.

L’Europe et sa monnaie sont en eaux troubles depuis le début de cette année. Les problèmes de trésoreries du « club Med » (Portugal, Espagne, Grèce, Italie) n’ont pas totalement disparu, malgré les pratiques de consolidation des dépenses publiques. Il y a eu beaucoup d’activisme politique ces derniers temps (onze sommets économiques en dix-sept mois) et beaucoup d’argent décaissé pour sauver l’union. Tout cela n’a pas aidé la monnaie européenne, qui s’échange à près de 1,33 dollars comparé à 1,45 en avril 2010. Si la parité nominale entre l’euro et le dollar est déterminée sur le marché des taux de changes par le mécanisme de l’offre et de la demande, la parité entre le franc CFA et l’euro, elle, demeure fixe. En d’autres mots, quel que soit les soubresauts de l’une des deux monnaies, le taux de change demeure « intouchable ».

En 1999, lors de l’arrimage du franc CFA à l’euro, la parité entre ces deux monnaies a été conjointement fixée à 695 francs CFA pour 1 euro. Les idées de référence reviennent toujours à la dévaluation de la monnaie rattachée quand la monnaie de référence connaît une forte appréciation. C’est ce que j’appellerai une « dévaluation induite ».

Faut-il réévaluer ou dévaluer le franc CFA ?

Très souvent, quand la monnaie rattachée connaît une faible croissance économique (faible croissance du PIB réel, déficits de la balance des paiements et dette publique élevée), on s’empresse de dévaluer cette première. C’est la raison principale qui a poussé à la dévaluation du franc CFA en janvier 1994 ! Une raison, qui cependant est moins évoquée, est le fait que la dévaluation induite de 1994 provient aussi de la politique du franc français fort (appréciation de la monnaie), qui, indirectement, laissa la monnaie africaine s’apprécier, occasionnant la perte de sa compétitivité au niveau du commerce international (surtout au niveau des exportations). Cette fois-ci les choses sont différentes !

Les pays de l’euro expérimentent une faible croissance économique, pendant que ceux de la zone franc connaissent une croissance exemplaire. Cette dynamique comparative des deux groupes avait attiré l’attention des experts en 1999, lors de l’arrimage du franc CFA à l’euro. Déjà en 1999, soit quatre années après la dévaluation de janvier 1994, les économies de la zone franc avaient commencé à expérimenter une croissance remarquable.

Il n’est donc pas certain qu’à ce moment les économistes aient évalué correctement la parité réelle entre le franc CFA et l’euro. Après douze années, beaucoup de choses ont changé. Les pays de l’euro connaissent une sortie de récession difficile. Selon le tableau, la zone CFA croît d’une façon remarquable pendant que l’Europe et la France se « cherchent ». Si l’on devait actuellement réévaluer la parité de l’euro et du CFA, celle-ci pourrait s’échanger à 550 au lieu de 695. La dernière fois que la monnaie africaine a connu une réévaluation date d’octobre 1948, 1 franc CFA faisait alors deux fois le franc français !

Pas besoin d’une réévaluation

La question n’est pas cependant à ce niveau. Une réévaluation nominale de la parité fixe de la relation euro/franc CFA, en ce moment, rendrait les produits d’exportations chers, surtout dans l’espace européen. Elle aurait cependant l’avantage de rendre les importations plus abordables. Les pays de la zone franc n’ont vraiment pas besoin d’une réévaluation de leur monnaie, celle-ci ramerait à contre-courant de leur croissance économique qui, elle-même, est fondée sur les exportations de leurs matières premières. Une réévaluation du franc CFA donnerait la perception que ces économies expérimenteraient en ce moment une situation de surchauffe et de surplus de leurs balances de paiements. La réalité est différente. C’est vrai, il y a croissance dans la zone, mais celle-ci n’a pas encore atteint la phase implosive. Quant aux balances de paiements, leur « surplus » est encore loin.

A mon avis, la dépréciation, à l’heure actuelle, de l’euro par rapport au dollar implique indirectement une dépréciation (dévaluation en terme réel) du franc CFA par rapport au dollar américain, situation à l’avantage des pays de la zone franc.

Il serait donc sage de ne pas changer la parité du franc CFA. On ne change pas une équipe qui gagne, la monnaie africaine paraît plus puissante que jamais. C’est la raison pour laquelle elle vient d’être cotée à la bourse des valeurs de Casablanca.

Une idée fallacieuse

Certains économistes ont énoncé l’idée de dévaluer nominalement le franc CFA. Cette idée est fallacieuse, tant elle ne cadre pas avec la croissance économique de la zone franc. Selon le rapport régional du FMI, la croissance du PIB réel de la zone franc atteindrait 5,3% en 2012. Si l’on considère le PIB par habitant, la zone franc passerait de 0,7 en 2011 à 2,7 en 2012, soit une hausse de 74%. L’inflation se situerait aux alentours des 2%. La capacité de paiements extérieurs de ces pays est de sept mois, soit deux fois le minimum requis de trois mois. A la vue de ces données, la zone franc ne paraît pas candidate à une quelconque dévaluation.

 

 

 

 

 

Le président ougandais pleure la mort de Kadhafi

Xinhua le 2011-10-25 20:05:28 | French. News.

KAMPALA, 25 octobre (Xinhua) — Le président ougandais Yoweri Museveni a pleuré la mort de l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi en le louant pour son esprit pan-africain, a rapporté mardi le journal officiel New Vision.

M. Museveni aurait déclaré aux législateurs du parti au pouvoir participant à une réunion du caucus du parti la semaine dernière que bien que Kadhafi ait commis des erreurs telles le meurtre de personnes à Tripoli, il a fait preuve de courage car il est mort dans le champ de bataille.

Selon le président du Caucus du Mouvement national de résistance (MNR) David Bahati, M. Museveni a noté que le dirigeant déchu avait commis une faute de ne pas investir suffisamment dans les équipements militaires de combat, qui a conduit à sa chute.

“Même s’il avait beaucoup d’argent, il n’avait pas investi dans des équipements tels que les missiles sol-air. Il aurait du les utiliser pour bombarder au moins certains avions de l’OTAN. Cela a contribué à sa chute”, a indiqué M. Museveni cité par le journal officiel. De son côté, M. Bahati a estimé que la mort de Kadhafi était un développement très malheureux pour le continent africain. “Il était un homme courageux qui est mort dans la bataille. Mais il a procédé à de nombreux meurtres extrajudiciaires dans son pays. Ceci est dangereux et doit être évité”, a-t-il ajouté.

 

 

Le Zimbabwe refuse toujours de reconnaître le CNT de Libye (presse)

Xinhua le 2011-10-25 19:55:46 | French. News.

HARARE, 25 octobre (Xinhua) — Le gouvernement zimbawéen a déclaré qu’il ne reconnaîtrait pas le Conseil national de transition (CNT) de Libye à moins qu’un gouvernement inclusif ne soit formé, a rapporté mardi le journal privé NewsDay. Le secrétaire permanent aux Affaires étrangères Joey Bimha, cité par le journal, a indiqué que le Zimbabwe ne changerait pas sa position à moins que des partisans de Mouammar Kadhafi ne soient inclus dans le nouveau gouvernement.

“Notre position vis-à-vis du gouvernement de transition est très claire et n’a pas changé. Il faut établir un gouvernement inclusif en Libye. une fois un gouvernement inclusif formé, nous le reconnaîtrons”, a souligné Bimha. Kadhafi a été capturé caché dans une conduite de drainage avant de mourir jeudi aux mains des combattants du CNT. Au cours des conflits de huit mois en Libye, le Zimbabwe a toujours refusé de reconnaître le CNT même si l’Union africaine a finalement reconnu l’administration rebelle en septembre.

 

 

AFRIQUE DU SUD INVESTISSEMENTS POUR LES ENTREPRISES, RÉDUCTIONS POUR LE PUBLIC

© 2011 MISNA - October 25, 2011 - 20:45

Des investissements pour soutenir la compétitivité des entreprises manufacturières et plus généralement la reprise économique, mais aussi des coupes dans les dépenses publiques: ce sont les deux aspects de la politique du gouvernement d’Afrique du Sud, qui a annoncé aujourd’hui un plan de 25 milliards de rands, soit environ deux milliards et demi d’euros.

Les investissements, selon le quotidien de Johannesburg “Business Day”, seront distribués sur une période de six ans. La mise en œuvre du plan devrait être accompagnée d’une réduction du déficit public de 5,5% à 3,3% entre 2012 et 2015, un objectif possible uniquement par d’importantes compressions des dépenses de l’Etat et des collectivités locales.

Selon les prévisions du gouvernement, la croissance économique d’Afrique du Sud devrait atteindre 3,4% l’année prochaine, puis 4,1 en 2013 et 4,3 en 2014. Le plan d’investissement, souligne “Business Day”, vise à promouvoir une reprise des conséquences de la crise internationale commencée en 2008.

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OUGANDA BESIGYE, MEMBRE DE L’OPPOSITION, EN RÉSIDENCE SURVEILLÉE

© 2011 MISNA - October 25, 2011 - 18:48

Le chef du Forum démocratique pour le changement (Fdc) Kizza Besigye restera en résidence surveillée jusqu’à ce qu’il promette de ne plus participer aux manifestations de rue qui, ces derniers mois « ont terni l’image du pays aux yeux de l’opinion publique ».

L’annonce a été faite par la police de Kampala après avoir arrêté le membre de l’opposition qui allait, ce matin, à une nouvelle manifestation «walk to work» organisée par le parti pour protester contre les prix élevés et demander les démissions du président Yoweri Museveni.

Besigye reste à son domicile de Kasangati, dans la banlieue de Kampala, depuis le 18 octobre dernier sans aucune «accusation» officielle. « Retrouver la liberté de mouvement ne dépend que de lui et de son bon sens », a déclaré la porte-parole de la police Judith Nabakoba, ajoutant qu’il « faudra d’abord qu’il promette de s’abstenir à participer à toute activité violente et visant à menacer l’ordre social ».

Plusieurs membres de l’opposition – selon la presse d’Ouganda – ont été arrêtés ces derniers jours après avoir participé à des manifestations qui, ces dernier temps, prévoient que les participants bloquent la circulation en laissant des voitures et des motos abandonnées dans les rues.

Pour la troisième fois consécutive, Besigye a perdu, en février dernier, les élections présidentielles qui l’ont opposé à Museveni, au pouvoir depuis 25 ans. Le bloc de l’opposition rejette les résultats du scrutin dénonçant des fraudes électorales.

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